La dette des pays pauvres : une question à nouveau brûlante Les populations du Sud principales victimes de la crise des pays riches. Taux de croissance en berne, chute des recettes d’exportations et des investissements étrangers, diminution de l’aide extérieure et des transferts de migrants : les pays les plus pauvres se retrouvent exsangues et, pour certains, surendettés. Le FMI évalue les besoins de financement des pays « à faibles revenus » entre 25 et 140 milliards de dollars, rien que pour l’année 2009. Un choix cornélien : sacrifier la population aujourd’hui ou… demain Le 2 avril 2009, les pays du G20 ont vanté leurs efforts pour les pays pauvres. Las ! Loin d’augmenter leur aide publique au développement, ils ont demandé au FMI de réserver 50 milliards pour de nouveaux prêts... Les pays pauvres, dont les caisses sont vides n'ont que deux options : - couper dès à présent les robinets de la dépense publique, en sacrifiant les hôpitaux, le salaire des enseignants, le développement agricole… - se réendetter, alors qu’ils n’ont pas les moyens de rembourser, se soumettre au diktat du FMI et courir tout droit vers de nouvelles crises de la dette – à terme, ce sont toujours les populations qui en paieront le prix.
Alors que se tient du 24 au 26 juin 2009 la conférence de l’ONU sur la crise financière et les réponses à apporter pour les pays en développement (sur la base des propositions de
> Retour sur la mobilisation de la plate-forme Dette & Développement face à la crise.